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Le recyclage des matériaux en phase chantier

D’après le MINISTÈRE DE L’ENVIRONNEMENT, les entreprises du BTP (bâtiment et travaux publics) sont responsables de plus de 254 millions de tonnes de déchets en France en 2015 ce qui représente plus de 70 % du total des déchets produits en France.

Pourquoi s’intéresser au recyclage des matériaux en phase chantier ?

Une toiture végétalisée (ou toit végétal) consiste à aménager une toiture en y plantant des végétaux de différentes sortes afin de créer un micro-écosystème autonome. C’est une façon astucieuse de ramener de la verdure dans nos villes et d’améliorer la qualité d’air que nous respirons. La place des toitures végétalisées tend à s’accroître aussi bien en milieu urbain que rural, une partie du CO2 rejeté dans la ville est ainsi absorbé par la toiture végétalisée. Cela permet de rafraîchir l’air ambiant et ainsi de lutter contre les îlots de chaleur dans les villes.
Les villes étant de plus en plus bétonnée, l’eau a du mal à s’infiltrer dans les sols lors des fortes pluies. Les toitures végétalisées permettent une meilleure perméabilité du sol en absorbant une partie de l’eau de pluie.

 

Comprendre l’ACV (analyse du cycle de vie) pour comprendre l’impact environnemental réel d’un matériau dans le temps.
Un matériau ne pollue pas uniquement lorsqu’il est utilisé en phase chantier, il peut être nocif pour l’environnement lors de sa phase d’extraction (en particulier pour les minerais), il peut nécessiter des conditions de conservation particulières pour conserver ses caractéristiques (c’est le cas du béton par exemple.) Un matériau peut aussi être polluant lors de sa durée de vie ou lors de sa phase de recyclage (traitement des déchets). C’est notamment le cas des composants électroniques composés de métaux rares pour la plupart impossible à recycler.
La législation différencie les « Petits chantiers » des « grands chantiers. »
La majeure partie des éléments polluants d’un chantier sont émis lors de la phase de démolition (65 %) ou de réhabilitation lourde (28 %).
Contrairement aux idées reçues, la construction neuve ne représente qu’une petite partie des déchets attribués au secteur du BTP (7 %)
À ce titre depuis mars 2012, les maîtres d’ouvrage ont pour obligation de réaliser un diagnostic des déchets issus des travaux de démolition avant le dépôt du permis de démolir. Ce diagnostic s’applique aux bâtiments d’une surface de plancher supérieur à 1000 m² qui hébergent une ou plusieurs substances dangereuses.
Le but de ce diagnostic est d’estimer les déchets qui vont être produits en cas de démolition du bâti afin d’en limiter l’impact au maximum.

Comment sont actuellement traités les matériaux en phase chantier ?

Définissons d’abord ce que nous entendons par « matériaux » dans cet article.
Le terme « matériaux » désigne tout élément constitutif du bâtiment ainsi que tout élément nécessaire à sa construction, à son entretien ou à sa démolition. Actuellement, la réduction des matériaux et de leur impact sur l’environnement commence à être prise en compte lors de la phase de construction (qui représente moins de 15 % des déchets du BTP). Cependant, cette réflexion est trop souvent absente lors de la phase de démolition.
Les déchets sont triés en fonction de leur catégorie.
Il existe trois principales catégories de déchets dans le secteur du BTP.

– Les déchets inertes : le béton, la pierre, les tuiles…. (environ 70,5 % des déchets produits par le secteur du bâtiment 28,2 millions de tonnes par an)

– Les déchets non-inertes et non-dangereux : plastiques, emballages… (environ 28 % des déchets produits par le secteur du bâtiment avec 11,2 millions de tonnes par an)

– Les déchets dangereux : déchets avec un coût de traitement particulièrement élevé et avec des conditions de stockage particulières. Ils ne représentent que 1,5 % des déchets BTP avec 0,6 millions de tonnes par an.
Actuellement la plupart des déchets qui sont « inertes » ainsi que « non-inertes et non-dangereux » sont incinérés ou enfouis, seul une très petite partie sont recyclés.

Comment quantifier la pollution produite par les chantiers ?
Le secteur du bâtiment est particulièrement énergivore en ressource.
À lui seul il consomme près de 40 % de l’énergie finale produite en France.
En plus d’être un gros consommateur d’énergie ce secteur produit beaucoup de déchets principalement issus de la phase de démolition des bâtiments.
La pollution de l’air s’en trouve évidemment affectée, les machines sur le chantier ainsi que les activités humaines produisent de la poussière et de la pollution aux particules.
Des ressources naturelles épuisables sont consommées pour mener à bien le chantier.
Pour la fabrication du béton par exemple, la quantité d’eau nécessaire est de l’ordre de près de 25 % de la quantité de ciment.
 
Quels sont les matériaux qu’on peut recycler ?

Les chantiers utilisant des matériaux biosourcés, géosourcés ou naturels sont particulièrement propice au réemploi. Certains sont même utilisés comme engrais naturel, lorsque leur décomposition ne relâche pas de substances chimiques nuisibles pour l’environnement.
Dans tous les cas une ACV (Analyse du Cycle de Vie) de chaque produit doit être réalisée en amont de chaque chantier afin de déterminer l’impact des matériaux utilisés sur l’environnement.

Que dit la loi concernant le recyclage des matériaux en phase chantier ?
La loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte du 17 août 2015 (LTECV) stipule qu’au moins 60 % (en masse total) des matériaux utilisés doivent être issus du réemploi, de la réutilisation ou du recyclage de déchets pour les chantiers de construction routiers de l’Etat et des collectivités territoriales.
Ces mêmes institutions doivent également assurer la valorisation d’au moins 70 % des déchets produits sur les chantiers de construction dont ils sont maître d’ouvrage. Afin d’assurer cette valorisation, plusieurs techniques peuvent être mises en place : (réemploi, recyclage ou autre valorisation matière)

Qui sont les décideurs pour la mise en place d’une politique RSE (Responsabilité Sociétale des entreprises) de recyclage des matériaux en phase chantier ?
-Le commanditaire des travaux
-L’entreprise effectuant les travaux
– Le maître d’ouvrage


Quand cette démarche doit-elle être mise en place ?
Il est impératif que cette démarche RSE soit conceptualisée puis retranscrite en actions concrètes en amont de la phase de chantier. Avant de commencer les travaux les objectifs RSE doivent être transparents et les responsabilités de chacun doivent être clairement définies.


Concrètement, quelles solutions s’offrent à nous pour réduire notre empreinte carbone sur un chantier ?
Les solutions qui nous permettent de réduire notre impact sur l’environnement sont diverses :
– Décarboner au maximum le secteur du bâtiment grâce à un choix des matériaux judicieux et respectueux de l’environnement en amont de la phase chantier.
– Faire de l’écoconstruction (ou greenbuding en anglais), c’est-à-dire prendre en compte l’impact écologique de nos actions à chaque étape du processus de construction ou de déconstruction.
– Favoriser le réemploi des matériaux
– Favoriser le recyclage des matériaux en utilisant des matériaux biosourcés et/ou géosourcés
– Lors de la phase de construction, utiliser des matériaux qui permettent la démontabilité d’un bâtiment ou sa réversibilité (c’est-à-dire sa capacité à changer facilement de fonction : bureaux, logements, activités diverses …)
– La nomination d’un / d’une responsable sécurité et environnement chantier peut être un plus.
Il /Elle serait alors le garant / la garante du bon respect de la charte environnementale du chantier et s’assurera de la mise en œuvre concrète des mesures prises sur le chantier.


Prendre soin de la planète c’est bien… mais qu’est-ce que j’y gagne moi dans tout ça ?

Les avantages à mettre en place une démarche RSE qui permet le recyclage des matériaux en phase chantier sont nombreux :
– Bénéficier d’une image de chantier propre / chantier vert,
– Être reconnue comme un prestataire garant de l’environnement
– S’inscrire dans une démarche responsable qui peut attirer des BE durable ou des parties prenantes qui s’intéresses à cette démarche RSE.
– Déboucher sur l’ouverture de nouveaux chantiers pertinents à impact positif
– Entrouvrir la porte de nouveaux marché en plein essor comme celui de la Bioconstruction / De la maison passive
– Améliorer le positionnement de l’entreprise plus responsable et soucieuse de l’impact de ses actions.
– Les avantages à mettre en place une démarche RSE qui permet le recyclage des matériaux en phase chantier sont nombreux :
– Bénéficier d’une image de chantier propre / chantier vert,
– Être reconnue comme un prestataire garant de l’environnement
– S’inscrire dans une démarche responsable qui peut attirer des BE durable ou des parties prenantes qui s’intéresses à cette démarche RSE.
– Déboucher sur l’ouverture de nouveaux chantiers pertinents à impact positif
– Entrouvrir la porte de nouveaux marché en plein essor comme celui de la Bioconstruction / De la maison passive
– Améliorer le positionnement de l’entreprise plus responsable et soucieuse de l’impact de ses actions.
– Les avantages à mettre en place une démarche RSE qui permet le recyclage des matériaux en phase chantier sont nombreux :
– Bénéficier d’une image de chantier propre / chantier vert,
– Être reconnue comme un prestataire garant de l’environnement
– S’inscrire dans une démarche responsable qui peut attirer des BE durable ou des parties prenantes qui s’intéresses à cette démarche RSE.
– Déboucher sur l’ouverture de nouveaux chantiers pertinents à impact positif
– Entrouvrir la porte de nouveaux marché en plein essor comme celui de la Bioconstruction / De la maison passive
– Améliorer le positionnement de l’entreprise plus responsable et soucieuse de l’impact de ses actions.
Vous savez désormais ce qu’il vous reste à faire pour réduire l’impact de vos chantiers sur l’environnement !!! Alors n’hésitez plus et passer à l’action en recyclant / réutilisant un maximum de matériaux dans vos chantiers.