Analyse du Cycle de Vie (ACV)

L’objectif de l’ACV est de présenter une vision globale environnementale des impacts générés d’un bâtiment, avant sa construction / rénovation. En prenant en compte la pollution de l’air, pollution de l’eau, les déchêts radioactifs, et plein d’autres critères, l’ACV se caractérise comme un outil d’aide à la décision.

ANALYSE DU CYCLE DE VIE

L’analyse du cycle de vie est une méthode d’évaluation normalisée permettant de réaliser un bilan environnemental multicritère et multi-étape d’un système sur l’ensemble de son cycle de vie.

En d’autres termes appliqués au milieu du bâtiment durable, l’ACV évalue les impacts environnementaux de la naissance du bâtiment jusqu’à sa mort, en passant par les étapes suivantes :

  • Extraction des matières premières
  • Production 
  • Transport (par bâteau ? avion ? …)
  • Construction (pollution en phase chantier)
  • Exploitation (responsable ? …)
  • Fin de vie du bâtiment (gestion du stockage carbone, recyclage des déchêts, …)

Comment réaliser une ACV ? 

Pour réaliser une ACV, il faut tout d’abord définir le périmètre de l’étude avant de réaliser l’inventaire des flux de matières et d’énergies entrants et sortant, associés à toutes les étapes du cycle de vie du projet. Vient ensuite l’étude ACV permettant d’évaluer les impacts des flux inventoriés. 

Périmètre de l’étude

Quels sont les objectifs de l’ACV ? Quelle application en sera faite (écoconception, déclaration environnementale, comparaison) ? Quelle unité fonctionnelle retenue ?

Inventaire du Cycle de Vie (ICV)

L’ICV, ou Inventaire du Cycle de Vie, dresse l’inventaire des flux de matières et d’énergies entrants et sortants, pour toutes les étapes de vie du projet. L’inventaire s’intéresse tout particulièrement aux facteurs d’activité tels que les kWh consommés, le nombre de tonnes transporté, … et aux facteurs d’émission tels que les g de NOx émis dans l’air, g de PO4 émis dans l’eau, …

Réalisation de l’étude ACV

C’est à ce stade que sont évaluer les impacts environnementaux potentiels du projet. Les flux sont ici caractérisés en indicateurs d’impact environnemental selon différents niveaux :

  • les indicateurs d’impacts potentiels (ou « midpoint ») pour les méthodes d’analyse les plus reconnues et utilisées ;
  • tandis que les méthodes les moins connues seront caractérisées par des  indicateurs de dommages potentiels (ou « endpoint »).

 

Selon l’ADEME : « Ces méthodes facilitent la compréhension et l’utilisation des résultats en raison de la moindre quantité d’indicateurs, en général au nombre de quatre (par exemple le risque sur la santé humaine, le risque pour les écosystèmes, etc.), mais sont moins reconnues du fait d’une moindre robustesse scientifique. »

« L’énergie ne devrait pas être le seul critère d’analyse dans les études et audits énergétiques. L’impact environnemental et la santé des occupants sont aussi des notions fondamentales insuffisamment prises en compte. »

Sélia BOUYEHIA